Une brève Histoire du Web !

Une brève Histoire Web

Le saviez-vous, les origines d’Internet – plus précisément du réseau Internet, remontent à la fin des années 50. C’est vraiment, enfin, tout est relatif, une “vieille histoire”. Découvrons ensemble comment dans les grandes lignes s’est construite cette histoire, et surtout ce qu’est le Web aujourd’hui. Et quel est le comportement de son utilisateur : L’internaute
 
Tout commence à la fin des années 50, et même dès la fin de la seconde guerre mondiale. Plusieurs chercheurs américains, tels que Licklider, McCarthy, Taylor, Larry Roberts et quelques autres,  travaillent à la conception et à la mise en oeuvre en 1969 d’un réseau appelé ARPANET, qui finalement deviendra Internet. Leurs axes de recherche ? la “symbiose homme-machine”, les “ordinateurs interactifs”, La transmission des donnée de manière décentralisée, les systèmes de temps partagés sur ordinateur c’est à dire “la connexion d’un grand nombre de terminaux à un même gros ordinateur”, ou encore la “bibliothèque du futur”. ARPANET fut transformé en INTERNET au milieu des années 70, mais conserva des objectifs à la fois militaires et civils. Ce n’est en 1993 qu’INTERNET devint vraiment accessible au grand public grâce à un décret signé par le Vice-Président américain de l’époque, Al Gore.
 

J’allais oublier l’un des protagonistes les plus importants de cette « brève Histoire » :  Tim Berners-Lee (et son collègue Paul Cailliau), un informaticien suisse qui, en 1989, au CERN (Organisation Européenne pour la Recherche Nucléaire), inventa le “World Wide Web” – plus communément appelé “Le Web”. C’est quoi au juste, “Le Web” ? C’est un système de transmission des données – avec notamment des liens hypertexte – qui utilise l’infrastructure d’Internet. Nos actuels sites Web, et les navigateurs tels que Chrome, Mozilla Firefox, Internet Explorer ou encore Safari sur MacOS,  n’existeraient pas sans lui. …Et vous comprenez en passant que “Internet” et “Web” désignent des choses très différentes.

Le Web fait partie intégrante de nos vies grosso-modo depuis 20 ans. 20 ans de très forte évolution (euphémisme). Nous sommes désormais ultra-connectés et ultra-mobiles – surtout depuis le lancement de l’iPhone, premier vrai smartphone,  en septembre 2007… Au début, grosso-modo jusqu’à l’explosion de Facebook en 2006, nous accédions à Internet pour consommer du contenu, nous étions finalement assez passifs ; alors qu’aujourd’hui nous sommes tous des acteurs, partie prenante, du Web. C’est à dire en capacité de créer du contenu, de l’injecter dans le Réseau, mais également de relayer n’importe quel contenu créé par des tiers. C’est le Web 2.0… Demain, et même depuis quelques années, nous sommes dans le Web 3.0, c’est à dire essentiellement le Web des objets connectés et du « Big Data ». Quant au futur ? Tout sera connecté et cela offre des perspective absolument vertigineuses notamment dans le traitement et l’exploitation des données…
 
Le Web à notre époque c’est d’abord une masse de contenu absolument colossale : 400 heures de vidéo, par exemple, sont ajoutées à Youtube chaque minute. Le numérique au sens large, c’est plus de 15% de la consommation mondiale d’électricité, pour faire fonctionner les millions de serveurs qui stockent et traitent les données présentes sur Internet.
 
Nous étions, avant l’avènement d’Internet, dans ce que j’appelle la “civilisation du Savoir”, c’est à dire que nous avions des repères pour nous situer dans le Contenu : Professeurs, Journalistes, Bibliothèques. Désormais nous sommes dans la “civilisation du Contenu” ; un contenu qui est énorme, abyssal. Et qui est surtout beaucoup moins balisé, lisible, vérifié – on pense à l’explosion des fake-news. Une explosion des fake news telle que de nombreux observateurs estiment qu’elles représentent un facteur de déstabilisation non négligeable de nos sociétés… Qu’est ce qui, dans une certaine mesure, a attisé la « grogne » des Gilet Jaunes ? La circulation de nombreuses fake-news…
 
Le défi de l’internaute d’aujourd’hui : Trouver ses propres repères dans cet écosystème vertigineux, garder un certain recul, un regard critique, structurer son action de manière efficace. Sans forcément y passer des heures chaque jour…