Pourquoi je persiste à écrire des articles sur LinkedIn

Pourquoi persiste écrire des articles sur LinkedIn

Eh bien non, non, mea culpa maxima, je ne publie pas de vidéos – j’en ai sur Youtube, on m’y trouve assez facilement et heureusement, vu mon job de formateur / Consultant / parfois Conférencier – mais sur LinkedIn, Facebook ou Instagram, RAS.
 
Et là vous allez me dire “Mais enfin Antoine, pourquoi ?? Tout le monde sait pourtant que la vidéo est LE contenu incontournable en 2019 ; et que tu peux même utiliser plusieurs formats, tous trop TOP : 
  • La “Vidéo Teasing” façon Florence Marty pour donner envie, faire saliver, teaser le prochain #SocialSellingForum par exemple ; et en passant je t’admire Florence, 17 vidéos tout de même, et ce sans perdre de ta fraîcheur 😉
  • La “Vidéo En Marchant” à la sauce son inventeur, Loïc Simon, qui réfléchit – on pourrait presque dire qu’il médite, une version contemporaine de Socrate, notre Loïc – tout haut en longeant la Marne de son auguste pas.
  • La “Vidéo Tennis” ; là il n’y a que Philippe Deliège, habile communiquant, probablement le seul capable d’établir des ponts entre le Tennis et le Business, voire même le #SocialSelling
  • La “Vidéo Binôme” ! Comment ne pas en parler, de celle-là ?? Ces échanges, ces parties de ping-pong en mode spontané entre deux experts complices ?? Très à la mode depuis quelques temps, surtout quand on est alliés et que l’on se tagge l’un l’autre ;))
  • Et puis, quoi d’autre encore ?? Ah oui, si, la “Friday Video” de l’ami Patrice Laubignat. Une démarche qui me rappelle un peu les #FF Follow Friday qu’on faisait naguère sur Twitter 🙂
Et puis des formats plus classiques, moins bien sans doute : 
  • La “Vidéo de Motivation”, bodybuildée, ultra motivante, capable de re-booster n’importe quel dépressif. Un exemple ? Franck Nicolas. Franck qui n’oublie pas, jamais, de sous-titrer ses vidéos. Comme il a raison.
  • La “Vidéo Interview Exclusive” : Affalé dans un canapé, ou au contraire bien campé sur vos deux jambes, éclatant de santé et de peps, vous répondez avec conviction aux questions – pertinentes cela va de soi – que vous pose un journaliste trié sur le volet… 
Mais non, je résiste, je reste sur mes positions, sur mes articles. Une vieille habitude qui remonte à plus de 10 ans.
Une habitude à laquelle je ne suis pas près de renoncer. Et pourquoi ? …Well well, j’ai quelques raisons :
 
Tout d’abord, c’est simplement parce que j’aime ça. J’aime écrire. J’aime écrire comme j’aime lire ; deux facettes d’une même richesse, d’un même plaisir.
Mais là vous allez me dire : c’est un peu facile et ça ne m’avance pas beaucoup. Et vous aurez raison.
Alors, mes vraies raisons : 
  • D’abord parce qu’ils sont indexés séparément par Google. Et qu’ils peuvent donc être trouvés depuis Google – et lus tant qu’à faire – par des prospects (ou candidats si vous faites du Branding Employeur) qui n’ont même pas encore de compte LinkedIn ! Personnellement, ça me génère du lead avec une belle régularité. Pourquoi devrais-je m’en priver ?
  • C’est ensuite parce queles articles restent attachés à vos profils de manière permanente. Un prospect ou un candidat qui visite votre profil trouvera très vite vos écrits, et pourra facilement remonter le temps, retrouver vos articles d’il y a plusieurs années. C’est une bonne raison, non ? Le format vidéo quant à lui est quand même perçu comme quelque chose qui se périme vite, peut-être parce que davantage relié à l’actualité.
  • Et ce faisant, vous prouvez que vous vous inscrivez dans le temps, le temps long. La vraie influence, c’est celle qui s’inscrit dans le temps (j’ai dû déjà l’écrire, je tiens à le redire). Quand on remonte le fil des articles d’experts comme Cyril Bladier, par exemple, ou Lionel Clément, on voit bien comment la pensée s’est construite, comment l’expertise s’est précisée, densifiée. Est-ce de nature à achever de convaincre un prospect encore hésitant ? Sans doute ! En fait un expert c’est comme le Petit Poucet qui laisse des cailloux derrière lui ; le caillou de l’expert qui chemine, c’est l’article. Le tout illustre le développement de la pensée, sa construction dans le temps. Sa construction et son adaptation.
  • Et donc, suite logique du point précédent, et pour moi c’est le principal, parce que c’est la meilleure manière de matérialiser l’expertise, de la rendre palpable et donc disponible, utilisable. Il est plus facile de s’approprier un savoir à partir d’un écrit. On peut relire, souligner, revenir en arrière. Bien pratique pour un client potentiel qui se questionne et cherche des réponses au beau milieu de son parcours d’achat.
  • Et puis, la question de l’image que l’on se construit, ce fameux Personal Branding – Professional Branding c’est mieux je pense, dixit Bruno Fridlansky. Je vais en choquer plusieurs, et j’assume, mais pour moi : La vidéo, cela montre que l’on s’agite. L’écrit, cela montre que l’on réfléchit. Je pense qu’un prospect préfère acheter un expert qui réfléchit plutôt qu’un expert qui s’agite (peut-être un symptôme du « Personal Branllng” ?)
Mais je suis sûr que vous avez un avis sur la question, c’est sûr que l’on peut s’agiter tout en réfléchissant, euh, surtout si vous êtes un pro de la vidéo Youtube et consors : Vimeo, DailyMotion…