Le risque mortel des réseaux sociaux, ou le « Gouffre du Skröll »

risque mortel des réseaux sociaux, Gouffre Skröll

 

Le gouffre, c’est ce piège qui vous attend sournoisement à la montagne, cette béance qui s’ouvre quand vous mettez le pied là où il ne faut pas.

Ce gouffre peut être peu profond, et vous vous en sortirez sans trop de mal ; ou alors il peut se révéler insondable, on ne vous reverra peut-être plus jamais…

Dans le Digital, et en Social Selling, le même piège existe, il prend la forme du Scroll. Du « Grand Méchant Skröll » qui vous amène à perdre d’innombrables minutes à faire défiler votre fil d’actualité, votre « mur ». Et c’est encore pire si vous le faites depuis votre smartphone. Les gens dans le métro, même dans leur voiture, ils font quoi ? Ils scrollent… !

Le scroll, en passant, a un lien direct, évidemment, avec le FOMO (“Fear Of Missing Out”) dont on parle depuis l’invention des notifications il y a maintenant plusieurs années. Le FOMO est une addiction ; faire défiler les notifications, c’est aussi scroller.

C’est comme l’addiction au Jeu, cette envie irrépressible que l’on ressent à poursuivre, à remettre sans cesse une nouvelle pièce dans le “bandit manchot”. On a beau se dire “au prochain gain,  je stoppe”, on continue. Il faut se faire violence – ou subir un vrai revers – pour enfin réussir à s’arrêter.

En fait, Scroller, c’est toxique !

Scroller, faire défiler le fil d’actualité, c’est ce que les réseaux sociaux souhaitent que vous fassiez ; mais ne le faites pas, ne tombez pas dans le piège. Scroller, c’est toxique. Pourquoi c’est toxique : 

  • Parce que c’est très vite mortellement chronophage. Scroller est une addiction, on a toujours envie de voir ce qui va apparaître en bas de l’écran, ce qu’il y a de nouveau dans le flux. Ca ne s’arrête jamais ! Il faut bien comprendre qu’un « mur » c’est comme une rivière, ça coule en permanence – et vous avez sans doute mieux à faire de votre journée, non ? En fait, tout comme il est absurde de prétendre boire toute l’eau d’une rivière, il est absurde de chercher à lire tout ce que contient votre fil d’actualité ! On s’abreuve quand on a soif. Aux bonnes sources d’informations (les bons influenceurs, par exemple), sur les bons sujets.
  • Parce que vous allez fatalement finir par réagir à des posts déconnectés de votre écosystème professionnel. Au risque de nuire à votre Lisibilité, et donc quelque peu votre Crédibilité. En effet la Crédibilité repose d’abord sur la cohérence de la posture, de l’image que l’on se construit peu à peu dans le Digital. Il faut avoir une dominante, et s’y tenir sur le long terme.
  • Parce que, enfin, vous apprenez à LinkedIn que ce qui vous intéresse c’est… N’importe quoi. Pourquoi ? Parce que vous likez / commentez n’importe quoi ! En effet, l’algorithme LinkedIn procède du Machine Learning, il affine en permanence ce qu’il vous donne à voir d’après votre comportement, vos likes, des commentaires que vous faites, et avec qui, etc. Donc, apprenez-lui ce qui fait sens pour vous 😉

…Bon, en plus, accessoirement, plus vous scrollez, plus vous vous exposez à de la pub (posts sponsorisés, en l’occurence). Vous étiez-vous inscrit sur LinkedIn pour consommer de la pub ?? J’en doute fort 😉

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Donc, c’est entendu, vous n’allez plus scroller

Mais alors, vous allez bien pouvoir faire quoi, à la place ? Déjà, revoir votre méthode en profondeur. Pour moi 2 piliers soutiennent une utilisation efficace (moins de temps passé pour plus de résultat, le ROT, Return On Time) des réseaux sociaux :

  • Une veille ciblée = S’organiser et s’outiller pour “sourcer » au quotidien le contenu qui concerne vos clients, vos prospects, ce qui les intéresse précisément à l’intérieur de leur parcours d’achat, de leurs préoccupations métier. Cf. toute la problématique de l’Inbound Marketing en Social Selling. Attention au « pétage de bretelles » !
  • Une interaction éclairée = Décider précisément avec QUI vous devriez interagir – et sur une base régulière, il s’agit de générer et surtout de nourrir un lien – et surtout POURQUOI vous devez interagir. Idéalement sous la forme de commentaires puisqu’à l’évidence l’algorithme LinkedIn récompense l’effort d’écrire ; et d’écrire dans tous les compartiments possibles de son outil (notamment le profil). Plus vos commentaires sont longs, argumentés, plus l’algorithme LinkedIn estime que le post auquel ils sont rattachés a de la valeur. Et donc le rend plus visible, d’une manière générale.

Or la pratique du « Grand Méchant Skröll » – par nature aveugle et addictif – dégradera forcément la qualité de votre veille, en l’élargissant inutilement. Et dégradera aussi la qualité de votre influence, puisque en interagissant avec les mauvais contacts vous gagnez en visibilité …Mais dans la mauvaise direction !

Pensez à une torche. Disposer d’une torche puissante, c’est bien. La pointer dans la bonne direction, c’est nettement mieux 🙂