Le gouvernement qui redressera la France sera composé de brutes épaisses

Brute épaisse
Évidemment, ce blogue ne devrait dans l’absolu que traiter des réseaux sociaux et de ses usages en entreprise. Cependant je suis également un entrepreneur, confronté comme des milliers d’autres aux boulets qui minent notre pays.
 
Alors, puisque j’ai un blogue j’ai décidé – pour une fois – de m’en servir pour exprimer des idées personnelles sur ce qu’il faudrait faire en France pour que ça aille mieux. Sans prétention aucune mais je partage ici des convictions fortes. Pas forcément nouvelles, mais j’avais besoin de les dire, tout simplement.
 
Voici donc ce que selon moi devrait faire le prochain gouvernement. Qui sera donc, comme l’indique le titre de ce billet, composé de brutes épaisses que rien ne pourra arrêter parce que pour enfin réussir à changer notre vieux pays il va falloir y aller aux forceps et à la dynamite et que fatalement, ça va saigner :
 
  • Prendre le code du travail – Le regarder comme on regarde une relique du passé – Le flanquer à la broyeuse – En rédiger un nouveau. Ce qui devrait être assez rapide puisque : 1 – Il ne devrait pas dépasser 10 pages – 2 – On va pour l’essentiel le pomper sur celui des USA. Qui est comme bien le sait-on un pays affreusement et diaboliquement capitaliste – mais qui a au moins le mérite de ne pas bloquer ses citoyens sur la case ‘chômage’ pendant des lustres. Non, parce qu’il faut être lucide : Le code du Travail tel qu’il existe actuellement en France est purement et simplement une machine à fabriquer du chomage. Parce qu’à trop vouloir protéger les employés – pauvres victimes innocentes d’un patron forcément voyou et cupide – on finit par les couper du monde du travail.
  • La Sécurité Sociale obligatoire. On arrête ça tout de suite. De toute façon, perso, la solidarité obligatoire (c’est à dire l’État Providence), je n’y crois pas. Ou alors pas pour longtemps. Ou peut-être seulement dans un climat économique très favorable (genre, les Trente Glorieuses) Alors on prend son courage à deux mains, et on dit aux URSSAF, RSI, CIPAV, MSA, etc. de tous poils que la collecte forcée de masse, c’est terminé. Que désormais les gens se prennent en main. Que s’ils veulent ne pas s’assurer ou cotiser pour leur retraite c’est leur problème, mais surtout leur droit le plus strict. Les courageux qui créent leur boîte devraient avoir le droit de bien vivre de leur travail, ils devraient aussi avoir le droit de faire rapidement et facilement de la trésorerie pour développer. C’est à dire recruter. C’est à dire diminuer le chômage. Vous me direz : c’est bien beau tout ça mais c’est un peu simpliste. Et vous aurez raison. Pour ma défense je ne suis qu’un modeste entrepreneur (20 ans ans de carrière dont 15 à mon compte, au Canada et en France), je ne suis donc pas aussi qualifié sur ce sujet qu’un diplômé de l’ENA, par exemple. Hum.
  • Prendre les charges qui pèsent sur les salaires et les entreprises. Les diviser par trois. Ou même – soyons fous mais pourquoi pas – si on fait les 2 premiers points c’est peut-être possible – les supprimer totalement. Simplement parce que, tels qu’ils sont actuellement, les chiffres sont intenables, indécents. Et qu’ils détruisent des vies (artisans, commerçants, entrepreneurs, professions libérales) Perso j’en ai assez de croiser dans mon entourage des indépendants, des entrepreneurs découragés, désabusés. Des entrepreneurs qui ne parlent plus développement et embauche, mais exil fiscal, voire exil tout court. Et qui préfèrent bosser 15 heures par jour plutôt que de recruter.
 
Pour faire ces 3 choses très simples sur le papier, ça va être très très compliqué dans la vraie vie. Tous ces absurdes et, oh, si subtiles édifices administratifs (ah, notre cher mille-feuille national…) qui vacilleront sur leurs bases, et qui finiront par imploser faute de raison d’être… Brrr. J’en frémis d’avance. De plaisir coupable. Et ce sera évidemment extrêmement violent pour une large portion de la population française, habituée qu’elle est, tel le cancre collé à son radiateur au fond de la classe, aux douces torpeurs d’un système qui pille ceux qui bossent et créent de la richesse, pour faire vivre des tas de gens dont on peut se demander, en fin de compte, à quoi ils servent vraiment.
 
J’arrête là. Parce que je risque de m’emporter. Fin du coup de gueule et de la parenthèse ‘politique’, retour au business et aux réseaux sociaux. Dans mon prochain article 🙂