La Performance, maladie des médias sociaux ?

Performance, maladie des médias sociauxÊtes-vous né pour vivre, ou bien pour performer ?

Certains me diront que la question n’a pas à être posée, que les deux sont liés, qu’ils sont même indissociables, que l’un des plaisirs de la vie, c’est justement de ‘pousser’ plus loin, de se dépasser.

Saine compétition, avec soi-même, avec les autres.

D’accord, mais qu’en est-il de l’impact de cette soif de Performance sur la majorité de nos contemporains ? Cette Performance hypertrophiée, omniprésente, érigée en diktat dans la plupart des organisations, qu’elles soient publiques ou privées ?

Ce que je crois, et ce que je constate, c’est que si quelques-uns s’amusent, cette tyrannie de la Performance rend la grande majorité des gens stressés et malheureux.

Tout le monde n’est pas né pour performer, la plupart de nos contemporains se contenteraient bien de vivre, cela suffirait à l’atteinte d’un bonheur simple mais authentique.

Personnellement je m’émerveille chaque jour du miracle d’exister, j’ai des envies de m’asseoir au centre du monde afin de savourer, par chacune des fibres de mon corps, la stupéfiante expérience de la Vie. Et cela me suffira bien, comme Performance.

Il serait vraiment temps, après des décennies de Performance obligée, que l’on prenne conscience que cette course sans fin est absurde, qu’il faut que l’on apprenne à simplement fonctionner sur cette Terre – Fonctionner, c’est à dire simplement habiter notre environnement sans l’abîmer, sans nous abîmer nous-mêmes en tant que société.

…Le rapport avec les médias sociaux ?

Le rapport, c’est que de plus en plus la Performance s’invite au cœur de ces formidables canaux de communication, que le souci initial de dialogue, de partage gratuit, s’efface au profit de cet impératif de performance.

Et c’est bien dommage : Les réseaux sociaux représentent une belle occasion de sortir de notre adolescence obsédée de Performance pour atteindre un âge adulte conscient de la nécessité de ralentir, de se poser, de prendre du recul, de se questionner ensemble et à grande échelle sur ce qui constitue la vraie valeur de l’Humanité.

Bref, on n’est pas sortis de l’auberge. Mais s’il vous plait, continuez à Partager.