Invitations LinkedIn, LA bonne question à se poser

Chaine-brisée - 2

Sur LinkedIn, s’agissant des invitations à se connecter, on observe généralement 2 postures diamétralement opposées chez les utilisateurs du réseau :

  • Il y a ceux qui suivent à la lettre l’orthodoxie officielle LinkedIn et qui n’acceptent que les gens qu’ils connaissent déjà. C’est à dire finalement pas grand-monde au regard du potentiel de l’outil… Alors certes ils développent un carnet d’adresses vraiment qualitatif, mais ça ne va pas très loin et surtout ça ne se développe pas vite…
  • Il y a ceux, à l’inverse, qui acceptent pratiquement tout le monde – voire qui acceptent absolument tout le monde. Sous le prétexte que plus un réseau est étendu, plus la portée qu’il offre est grande. Et que le Web 2.0, après tout, est synonyme d’ouverture au monde et de partage, au diable les filtres et les barrières ! Mais avec le risque, évidemment, de se retrouver en lien avec des centaines voire des  milliers de contacts qui n’ont aucune pertinence métier avec eux.

Ces 2 types d’utilisateurs ont en commun de raisonner sur la base d’une seule question : ‘Qui est cette personne qui m’invite à rejoindre son réseau LinkedIn ?‘ Avec des questions corollaires du type : ‘A-t-elle l’air sérieux – et, déjà, s’agit-il d’un vrai profil ou bien d’un fake ?‘, ‘Quel est son vécu professionnel ?‘ ‘Dans quelle entreprise travaille-t-elle ?‘, ‘Est-elle susceptible de m’acheter mes produits / services ou de servir ma carrière ?‘, etc.

Or je pense que la vraie bonne question à se poser quand on reçoit une invitation n’est pas ‘Qui est cette personne ?‘ mais bien plutôt : ‘Qui cette personne est-elle susceptible de connaître ?‘ En effet, il ne faut pas perdre de vue l’idée que, sur un réseau tel que LinkedIn, nous sommes tous des passerelles. Des passerelles vers de nouveaux contacts, donc vers de nouveaux réseaux, et ainsi de suite, une infinité de possibles !

Prenons un exemple concret : Vous recevez l’invitation d’un étudiant qui se trouve en plein milieu de son cursus universitaire. À priori, et si on raisonne sur la base de ‘qui est cette personne ?‘, ce n’est pas très intéressant. Par contre, sur la base de ‘qui cette personne est-elle susceptible de connaître ?‘, alors la perspective change radicalement. En effet, cet étudiant qui n’a encore de vrai réseau va sans doute se révéler très actif, accroître très rapidement son carnet d’adresses. Et de manière – espérons-le en tout cas – ciblée en fonction du métier qu’il cherche à exercer. Évidemment, si vous êtes, mettons, consultant en Ressources Humaines, l’invitation d’un aspirant vétérinaire ne sera pas d’un grand intérêt. Mais si par contre il s’agit d’un étudiant en école de commerce – qui ciblera vraisemblablement les recruteurs dans les départements RH, alors foncez, il vous ouvrira la voie vers de multiples décideurs précisément dans votre cible. Sans parler du fait que ces décideurs qui accepteront ses invitations seront dans une large mesure eux-mêmes connectés à leurs homologues décideurs RH.

Vous voyez l’idée ?? Oui ? Alors… À vos réseaux 🙂