Courtoisie Digitale ou bien… Violence Digitale ?

Courtoisie Digitale bien... Violence Digitale

Tout fout le camp, y compris la Courtoise Digitale !
…Mais au fait, c’est quoi la « Courtoisie Digitale » ? Parce que, s’il y a bien deux mots que l’on n’aurait pas forcément accolés, ce sont bien ceux-ci : “Courtoisie” et “Digitale »
 
Petite mise au point : la « Courtoisie » c’est, selon le dictionnaire Larousse, une “Attitude de politesse raffinée, mêlée d’élégance et de générosité ; civilité” 
Et soyons clair, cela sonne plutôt suranné, voire franchement « vieille France » : à notre époque on est “poli”, on n’est pas “courtois”. 
Mais pourquoi se priver, après tout on peut considérer que la courtoisie c’est un peu la politesse à son meilleur, non ? Vous êtes courtois au quotidien ? Personne n’y trouvera à redire 🙂
Et perso j’aime beaucoup, dans cette définition, le mot “générosité », une qualité qui colle bien à l’éco-système des réseaux sociaux. Par exemple, s’agissant du Contenu, il faut savoir être généreux 🙂 Généreux dans les publications, les articles, mais également dans les interactions. Généreux dans ses curiosités ! Ouvrir ses « chakras digitaux », c’est aussi faire preuve de générosité 🙂
 
Quant au “Digital », eh bien c’est une autre manière de dire “Numérique”. Mais cela se discute ; tout cela est quand même assez récent. J’ai cherché – et trouvé – une définition intéressante dans un article récent du JDN (Journal Du Net) :  « Le marketing digital utilise les canaux numériques pour vendre un produit ou promouvoir une marque auprès de consommateurs. Il s’appuie sur le développement de l’usage d’Internet et des objets connectés. Sites web, réseaux sociaux, sites mobiles, applications pour smartphones et tablettes, GPS, podcast, vidéos en ligne sont au coeur du marketing digital. Le but du marketing digital est d’augmenter les visites sur le site, de transformer ces visites en actes d’achat et de fidéliser le client en établissant une relation régulière avec lui.
On note au passage que “Digital” est associé avec “Marketing”, donc on parle clairement d’utilisation business.
 
Mais revenons à notre Courtoisie Digitale 🙂 Nous nous incarnons de plus en plus dans l’espace Digital, et plus précisément dans ce que l’on appelle couramment des “ profils”, des “ profils” qui s’expriment sur des “murs” ou « fils d’actualité » ; la relation à autrui s’y trouve également transférée, avec tous les codes – et les travers – que l’on peut imaginer.
 
Et donc je disais : Les gens manquent de Courtoise Digitale
Et c’est sur Facebook que ce phénomène est selon moi le plus visible. Quelques exemples : 
  • Publication d’infos sans prise de recul, sans évaluation – au sens de critique – de la source. D’où l’explosion des fake news. Ne pas vérifier la qualité de ce que l’on publie, publier sans réfléchir, de manière impulsive… C’est ne pas respecter l’autre. 
  • Utilisation exagérée de termes agressifs, grossiers, d’insultes… 
  • Commentaires péremptoires, sans nuances. Voire carrément agressifs. Sur Facebook, on ne discute plus, on s’invective…
  • Manque d’ouverture et d’écoute Vs les avis d’autrui…. C’est souvent frontal et franchement peu constructif.
  • Difficulté à argumenter de manière efficace, c’est à dire en utilisant des faits. Et non des jugements ou des émotions.
Et sur LinkedIn ? Faire preuve de « Courtoisie Digitale », ça consisterait à faire quoi par exemple ?
  • Être attentif aux publications des autres, c’est à dire les lire vraiment. Pas juste survoler.
  • Rester principalement sur des sujets business, ne pas abuser du “casual” (LinkedIn est un réseau professionnel, hein)
  • Faire l’effort de commenter de manière articulée, en puisant dans notre expertise pour apporter un regard, pour contribuer, pour faire cheminer la réflexion d’autrui. Comme sait si bien le faire Bruno Fridlansky, par exemple.
  • Publier de manière empathique, en cherchant à répondre aux questions que se posent nos contacts – ici on va éviter le mot “cible”, hein, ça fait du bien.
  • Ne pas se contenter de likes compulsifs
  • Traiter les invitations que l’on reçoit. Ne pas les laisser dormir dans notre boîte de réception LinkedIn
  • Chercher quand c’est pertinent à faire progression la relation digitale avec nos relations LinkedIn, les amener; à un moment donné, à déboucher dans le Réel. Parce que le Digital c’est bien. Mais le Réel, c’est mieux…
Cette liste est non exhaustive, je suis sûr que vous avez quelques idées ??