Animer une formation : Les facteurs de succès !

 

Antoine Jambart anime une conférence - Intergroupe BNI - 27-06-2013 - Modifié

 

Évidemment, quand on anime une formation, plus on est bon formateur, plus on a de chances que ça se passe bien !  Voir l’un des précédents billets : Un ‘bon’ formateur, c’est quoi exactement ?

Maintenant, au-delà de cette 1ère règle évidente, il existe des facteurs objectifs très simples qui conditionnent – ou pas – le succès d’une formation. Nous avons donc principalement :

  • Le rôle de la Direction : Plus la Direction s’est investie en amont et s’est faite l’avocate de la démarche de formation, mieux c’est. Le pire scénario, c’est le patron qui ‘balance’ ses collaborateurs en formation sans aucun préalable. Parce que ça ne l’intéresse pas ? Parce qu’il trouve qu’ils sont mauvais ? Pour faire du remplissage ? Parce qu’il faut bien, quand même, acheter de temps en temps de la formation ? Dans tous les cas, mauvais signaux…
  • Les objectifs de formation : Et par ‘objectifs’ je ne parle pas de compétence, je parle de ce que pourra apporter la nouvelle compétence, nuance ! En d’autres termes, ne pas confondre ‘fin’ et ‘moyen’ …Un vrai objectif de formation pourra être, par exemple : ‘Augmenter le nombre de leads qui viennent des réseaux sociaux‘ et pas ‘Savoir utiliser le moteur de recherche LinkedIn‘. Bref, un vrai bon objectif de formation est un KPI qu’on pourra mesurer par la suite.
  • La préparation : Plus la formation est préparée en amont, mieux c’est. Et par préparation nous entendons :
    • Vraie discussion avec le donneur d’ordre pour comprendre sa réalité, cerner ses attentes pour la formation. La question clé à poser étant par exemple : ‘Les participants devront concrètement savoir faire quoi à l’issue de la formation qu’ils ne savent pas faire aujourd’hui ??’
    • Entretiens préalables avec les participants (au moins une sélection représentative de l’ensemble) Pour ‘se vendre’ et, là encore, mieux saisir réalité d’entreprise et attentes ! Ceci pouvant être couplé avec des questionnaires préalables.
    • Conférence de lancement pour présenter la démarche de formation à l’ensemble des intéressés, répondre aux questions, traiter les éventuelles objections
    • Ingénierie de formation poussée, avec contribution + validation au fil de l’eau par le donneur d’ordre
  • La durée : Plus la formation tient compte de la réalité des participants en termes d’agenda, mieux c’est. Par exemple des commerciaux habitués à bouger, à être en permanence en déplacement, en RDV etc. apprécieront une formation scindée en sessions de 2 ou 3 heures Vs 2 jours complets consécutifs. C’est d’ailleurs de plus en plus vrai. On n’est plus dans les années 80-90 où la norme consistait en formations ‘bloc’ de 2 ou 3 jours consécutifs !
  • Le type d’animation : Plus on est en mode ‘Interactif’, avec des échanges, de la manipulation (pas mentale, hein ! Non, ici, il s’agirait de manipulation des outils, par exemple de LinkedIn), des exercices de groupe, etc. mieux c’est. Même si votre client vous demande – mais heureusement c’est assez improbable – d’animer exclusivement en mode Conférence, refusez. Une bonne formation c’est comme une auberge espagnole : On y trouve ce qu’on y apporte. Laissez-donc vos participants apporter et partager leur avis, leur vécu, leurs histoires. Et même leurs frustrations et commentaires négatifs. Au moins l’abcès sera crevé et vous pourrez le traiter !
  • Le nombre de participants : D’expérience, je peux affirmer que l’idéal c’est 8 à 10 personnes. Au-delà de 12 il y aura probablement des ‘oubliés’ qui sortiront de la formation avec l’impression que le formateur les a négligé. Par contre pas assez de participants = Manque d’énergie globale. Le formateur devra compenser avec sa propre énergie… Ça peut s’avérer épuisant !
  • Le niveau des participants : Plus ce niveau est hétérogène, plus l’animation risque d’en être compliquée. Essayez de former à Excel, par exemple, 5 personnes dont 1 utilise l’outil tous les jours pour éditer des tableaux complexes ; et 2 qui n’ont pratiquement jamais touché à un ordinateur…. Bon courage et surtout bonne patience 😉

Il existe certainement encore d’autres critères, lesquels à votre avis ?