Votre boutique sur les réseaux sociaux ??

Votre boutique sur les réseaux sociauxParce que parfois vous vous tenez sur le pas de votre boutique, vous observez la foule dehors…

Vous savez qu’une bonne proportion de ces gens possède un smartphone, passe du temps chaque jour sur Facebook (pour information : 1 adulte sur 2 aujourd’hui en France possède son profil personnel sur Facebook)

Les réseaux sociaux c’est pas trop ‘votre truc’, mais vos amis y sont quasiment tous, vous pressent de vous y mettre aussi. Dans les revues professionnelles que vous lisez, les articles sur le sujet se multiplient.

Bref, ce phénomène des réseaux sociaux, il devient quasiment impossible d’y échapper !

Vous prenez donc la décision de vous y mettre !

Oui mais voilà : Votre boutique est indépendante, vous n’êtes affilié à aucune franchise, donc vous ne bénéficiez d’aucun support de ce côté-là. Et puis surtout vous n’y connaissez rien…

Alors, par quoi commencer, concrètement ??

Tout d’abord, avant de plonger bille en tête dans la création de vos comptes et les aspects techniques, quelques indications, et surtout quelques réalités à connaître afin de vous éviter frustrations et désillusions :

  • Tout d’abord, même si on entend souvent que réseaux sociaux rime avec instantanéité (1 tweet peut effectivement informer des milliers d’abonnés en une fraction de seconde), gardez en tête que bâtir une influence, un canal, via les réseaux sociaux, eh bien ça prend du temps. Mettons que vous créez demain matin une page Facebook, son effet sur vos affaires sera négligeable durant des mois, plus peut-être. Mais il faut rester patient. Avec de la discipline, de la rigueur et certains réflexes, vous atteindrez finalement votre masse critique (nombre de fans, et surtout de fans actifs) à partir de laquelle vous aurez réellement un levier via Facebook ! Les marques qui sont aujourd’hui influentes (comprendre : génèrent de la vraie business) sur Facebook ont souvent démarré il y a des années. Elles aussi ont connu leur ‘traversée du désert’, mais elles ont su COMMENCER, tout simplement. Comme dit la comptine : La meilleure façon de marcher, c’est de mettre un pied devant l’autre et de recommencer !…
  • Le seul endroit où ‘résultat’ est placé avant ‘travail’, c’est le dictionnaire. C’est valable également pour les réseaux sociaux. Oui c’est gratuit ; mais en fait ça ne l’est pas du tout : les réseaux sociaux c’est gourmand en temps, en ressources – sans parler de l’indispensable matière grise. Vous devrez y consacrer du temps, du temps chaque jour, pendant des mois. Sinon votre page rejoindra la vaste cohorte des pages ‘fantôme’ où il ne se passe pour ainsi dire rien, que de maladroites et ponctuelles tentatives de ‘pousser’ des offres, des services ; et où les rares adeptes restent parfaitement passifs, indifférents.  …Imaginez un salon professionnel ou une foire à peu près vide et où les gens ne se parlent pas, voire s’ignorent carrément. Où l’on remarque juste 1 agité – l’organisateur du salon – qui hurle son offre, ses promos, en boucle, dans un porte-voix… Triste tableau, non ?
  • Vous devrez également, absolument, passer par la case Réflexion. Vous devrez être en mesure de répondre aux questions suivantes :
    1. Mes clients sont sur quels réseaux ? Voire même : Quel segment de client est sur quel(s) réseau(x) ?
    2. Quel type de client est prioritaire ? Parce que vous ne pouvez pas forcément séduire tout le monde en même temps…
    3. Quels sont les centres d’intérêt de mes clients ? Un contenu (article, vidéo, nouvelle, etc.) qui les ‘allume’ vraiment a QUOI de particulier ??
    4. Quelles sont les caractéristiques d’un contenu viral pour mes clients ? Vs ces différents centres d’intérêt ?
    5. Quel est mon positionnement unique ? vos adeptes – ou abonnés si vous utilisez aussi Twitter – doivent comprendre vite et facilement QUI vous êtes, ce que vous FAITES ; mais sans pour autant vous classer dans la case ‘même chose que W, X, Y, Z, etc’. …Vous me suivez ? C’est très important, vous devez vous distinguer mais pas trop, sans quoi vous risquerez d’être perçu comme un O.V.N.I qu’on ne sait dans quelle catégorie placer et auquel, par conséquent, on ne pensera jamais…
    6. Quel sera mon plan d’activité sur les réseaux sociaux ? Autrement dit : Quels seront mes thèmes, mes sujets, quelles seront mes sources de contenus, voire mon processus de création de contenus ? Et puis je vais poster sur quels réseaux, à quel rythme, selon quel volume ? Combien d’heures par semaine, à quel moment de la journée ? Pourrai-je déléguer certaines actions à des employés, et si oui lesquels ?
 
 
Enfin, gardez bien vos deux pieds sur Terre. Les réseaux sociaux, le Web, c’est bien, mais il ne faudrait pas non plus négliger le Réel, le tangible : votre boutique ; son aspect, son organisation, ses tablettes.

Quel intérêt de susciter du trafic grâce aux réseaux sociaux si votre magasin, en termes de merchandising, n’est pas bien pensé et organisé ??

Pour vous donner quelques conseils sur ces aspects, je laisse la parole à mon ami Antoine Pezé, qui est un spécialiste du merchandising dans le commerce de détail :

Comment générer du trafic et comment moderniser son approche commerciale, indispensable de nos jours ??

  • L’élément important, vous l’avez compris, est de savoir si l’identité de votre point de ventes est suffisamment forte afin de se distinguer. Dans un monde de compétition, se démarquer sans cesse est la priorité afin d’avoir un impact stratégique, que ce soit au travers des médias sociaux ou en magasin.
  • Maintenant, une fois que le prospect se rend à notre point de ventes, qu’avons nous à lui proposer ? Avant toute chose, le « travail » de séduction doit commencer par la vitrine : C’est le premier contact du client ou du prospect avec le magasin. On dit souvent que c’est la carte d’affaires du commerçant, c’est dire toute l’importance que nous devons lui accorder !Son objectif est d’attirer l’attention du passant par son aspect esthétique, informatif et attractif. La vitrine doit laisser voir l’intérieur du magasin et donner envie au prospect de pousser la porte pour en découvrir davantage ! Quand un client ou un prospect a poussé la porte de votre boutique, le plus dur semble être fait. La question est de savoir si ce que nous leur proposons est attractif, cohérent et conforme à leurs attentes.
  • Le merchandising c’est ça : mieux vendre, vendre plus, avec plus de profits, en plaçant la satisfaction du client au centre de nos préoccupations. Son but est d’optimiser la compréhension de l’offre par le prospect et la mettre en ambiance le plus efficacement possible pour nourrir le positionnement de l’enseigne du magasin.
  • Un bon merchandising doit obéir à la règle des 5B : le Bon produit, au Bon endroit, au Bon moment, au Bon prix, en Bonne quantité. Pour cela, il est important d’avoir une idée précise de la dimension commerciale de chaque produit distribué. Cette connaissance va permettre de « jouer des gammes » et ainsi maitriser davantage les ventes.

Alors oui, pour terminer, le merchandising c’est penser, réfléchir, étudier et créer. Mais c’est avant tout tester, calculer, améliorer constamment et faire fonctionner ! Les études montrent que la plupart des clients trouvent internet plus commode qu’un magasin pour découvrir l’offre, comparer les produits et les prix, aider à choisir…

Plus que jamais, Et que vous soyez à Paris, Montréal, New-York ou Angers, le travail de la surface de ventes reste d’actualité !